Dossier
Édito 
« Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre » - Marie Curie. La crainte est une réaction compréhensible lors du premier contact avec l’électromètre à quadrants. Mais par la suite, la curiosité prend le dessus sur l’appréhension, afin de découvrir l’objet inconnu qui nous paraît très complexe au premier abord, savoir comment il a réellement été utilisé, d’où il provient, ou même comment il fonctionne. L’électromètre à quadrants de Lord Kelvin, qui s’est montré le plus performant par rapport aux autres modèles postérieurs, est plein de surprises puisqu’il a su traverser le temps sous différentes formes et en passant entre de nombreuses mains. Par exemple, Marie et Pierre Curie, qui découvrent et mettent en évidence le radium, ou encore Marguerite Perey, élève de Marie Curie qui découvrit le francium à l’aide l’électromètre que nous avons étudié. À travers des photographies rassemblées dans un diaporama, nous avons trouvé le moyen de vous transmettre notre point de vue lors de notre découverte de l’objet. Au cours de notre travail, nous nous sommes donc concentrés sur la question suivante : comment l’électromètre à quadrant a-t-il permis de développer de nouvelles connaissances dans le domaine de la radioactivité entre le XIXème et le XXème siècle ? Cette problématisation est le fruit d’une réflexion sur l’histoire de cet objet, mais aussi sur sa présence dans la collection de l'Université de Strasbourg ainsi que sur les importantes découvertes scientifiques rendues possibles grâce à ce modèle qui illustre la volonté de précision à l’époque de son utilisation.

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