Billet

Les jardins de l'institut de physique

Ce billet est l'étape 5 du parcours Jardins d'agrément et jardins scientifiques.

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Les jardins à l’arrière du bâtiment collégial forment un ensemble harmonieux auxquels les universitaires qui fréquentent les lieux au tournant du XXème siècle sont attachés. En témoigne la véritable tempête de protestation soulevée par l’annonce de la construction d’une station de sismologie dans l’hémicycle est en 1899, une des toutes premières au monde à être dédiée à la pratique moderne de cette discipline. Les directeurs des instituts voisins jugent le bâtiment « disgracieux », voire « repoussant » et déplorent l’absence de consultation pour la construction d’un bâtiment en brique déparant avec la beauté des jardins. Ainsi le botaniste Eduard Schär (1842-1913), doyen de la faculté de mathématiques et des sciences de la nature estime que le projet détruit les arbres de belle taille et empiète sur les espaces destinés aux instituts déjà existants. Il est vrai que plus de 15 ans après l’inauguration du campus, il semble impossible de construire un observatoire dans le site du campus : il est donc dans un premier temps envisagé de l’édifier à l’extérieur de la ville, dans le jardin de l’Orangerie. Mais la nécessité de rester à proximité de l’observatoire astronomique, qui distribue l’heure exacte, indispensable à la précision des mesures sismiques, et la volonté de doter ce nouveau lieu de recherche du statut d’institut universitaire viennent positionner la station dans les jardins de l’université. En dépit des protestations, et avec l’appui des autorités berlinoises, celle-ci est construite en 1900.

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