Billet

Rêve de Pierre - épisode 4/6

Publié le
27 juillet 2018
par Oscahr
Mis à jour le
24 octobre 2018
Astronomie
Vigie-ciel dans le Grand Est

Octobre 2021 :

La révélation vient d’un labo lié à la recherche spatiale travaillant régulièrement avec l’ESA et son réseau de surveillance des débris spatiaux.

Oh zut ! La voix féminine tente encore de me couper la parole ! C’est pénible ! Oublie-la, me dis-je.

4 octobre 2021 :

Un ingénieur de l’ESA, Guillaume Enhotte, transmet à l’ensemble de notre communauté, l’impensable résultat : chaque météorite étudiée contient, hors éléments habituels, des matériaux provenant de la sonde européenne Rosetta, et plus étrange encore, du petit Philae, qui ont exploré en 2015-2016 la comète Choury. Nous sommes tous abasourdis.
Comment d’infimes morceaux de Rosetta et Philae se sont retrouvés dans des météorites tombées 5 à 6 ans plus tard ? Par quel inexplicable phénomène, ces restes ont-ils pu traverser l’espace et franchir notre atmosphère ? Le corps parent était-il cette comète ?
Pour plusieurs spécialistes, Choury ayant une période orbitale de 6,59 ans, son périhélie en 2022 peut expliquer cela. À partir des éléments orbitaux de Choury, des trajectoires des bolides, des conditions météos locales et des coordonnées des sites, les plus puissants calculateurs mondiaux ont livré les premières hypothèses. Tout semble converger vers un lien comète-chutes, mais il manque des éléments majeurs : Rosetta s’était-elle crashée à l’endroit même où se trouvait Philae ? Comment des grains de 67P auraient-ils pu s’agglomérer en encapsulant des morceaux de Rosetta et Philae pour former un météoroïde suffisamment grand se fragmentant à grande échelle ? Et plus inquiétant encore, comment peut-on expliquer des chutes en des lieux aussi historiques ?

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